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“Ma bourse pour étudier à Doha a été décisive” 

  • Salma El Harrak
  • 22 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 janv.


Abdelmoughit El Omari, étudiant en deuxième année de Master en Security Studies au Doha Institute for Graduate Studies, revient sur un parcours universitaire qui l’a conduit de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et un semestre d’échange à Sciences Po Lille à Doha. Après une licence en Science Politique, il a fait le choix d’intégrer le Master Security Studies grâce à la Qatar Scholarship, une bourse complète qui finance les frais de scolarité, logement et vie quotidienne. Un chemin exigeant, mais riche en enseignements, pour comprendre les enjeux de sécurité et de relations internationales depuis le monde arabe.


Abdelmoughit El Omari - étudiant en deuxième année de Master en Security Studies au Doha Institute for Graduate Studies
Abdelmoughit El Omari - étudiant en deuxième année de Master en Security Studies au Doha Institute for Graduate Studies

J'ai 23 ans et je suis en deuxième année de Master en Security Studies au Doha Institute for Graduate Studies. Quitter le Maroc n’a jamais été pour moi un simple changement de décor. Mon parcours à l’UM6P, puis à Sciences Po Lille, m’a donné des bases solides en sciences politiques et en relations internationales. Mais j’avais besoin d’un cadre plus international, plus exigeant, pour élargir ma compréhension du monde et tester mes idées. C’est dans cette perspective que j’ai découvert la Qatar Scholarship.


Préparer l’admission : rigueur et clarté du projet


Cette bourse n’a pas seulement été un soutien financier ; elle a été décisive. Sans elle, je n’aurais jamais pu envisager ce Master. Elle couvre tous les frais : scolarité, logement, nourriture, transport et assurance santé, ce qui m’a permis de me concentrer entièrement sur mes études et mes recherches.


L’admission au Doha Institute est très sélective. Le dossier académique est central : il faut démontrer excellence et cohérence. Dans mon cas, ma licence à l’UM6P, enrichie par un semestre à Sciences Po Lille, m’a permis de justifier d’un socle solide en analyse politique et méthodologie de la recherche. Mais le jury ne regarde pas seulement les notes : il évalue la motivation, la capacité à s’intégrer à un environnement académique exigeant et la clarté du projet intellectuel. Les lettres de recommandation et la lettre de motivation ont été déterminantes.


Une école conçue pour penser le monde arabe depuis le monde arabe


Le Doha Institute est une institution unique. Fondé pour former une nouvelle génération de chercheurs et de décideurs dans le monde arabe, il se distingue par des promotions réduites (15 à 25 étudiants par programme), un enseignement bilingue (arabe et anglais), et une pédagogie centrée sur le débat et l’analyse critique. Les séminaires sont intenses : 12 à 15 heures de cours par semaine, de nombreuses lectures, présentations orales et travaux écrits. Peu de cours magistraux classiques, mais un rythme exigeant qui pousse à penser par soi-même.


Une expérience humaine et interculturelle


Je vis dans une résidence étudiante moderne, sécurisée et bien organisée. Doha est une ville multiculturelle qui permet de concilier études, vie sociale et activités culturelles. Sur le campus, les étudiants viennent de tout le monde arabe, mais aussi d’Afrique, d’Europe et d’Asie. Les échanges sont riches, les relations collaboratives, et des amitiés se nouent naturellement autour des projets de groupe et des discussions informelles.


En dehors des cours, l’institut propose des conférences internationales, des séminaires et des événements culturels. Certains étudiants participent aussi à des projets de recherche ou à des initiatives associatives, ce qui enrichit l’expérience académique et humaine. Avant Doha, j’abordais les questions de sécurité de manière essentiellement académique. Ici, j’ai appris à relier théorie et réalité du terrain, à comprendre les enjeux politiques, sociaux et économiques, et à analyser la sécurité de manière multidimensionnelle. Les débats avec des chercheurs et étudiants de diverses origines m’ont confronté à des perspectives différentes, parfois inconfortables, mais essentielles pour progresser.


Préparer l’après Master


Le programme prépare aussi à l’après-Master. Je réfléchis déjà à des opportunités dans la recherche, les organisations internationales, les think tanks ou le journalisme spécialisé. Les compétences méthodologiques, analytiques et rédactionnelles acquises ici constituent un atout majeur pour mon insertion professionnelle.


Avec le recul, ce parcours m’a appris une chose essentielle : toutes les voies sont possibles. Quitter son pays pour rejoindre un environnement académique exigeant demande discipline, autonomie et détermination. Mais cela permet aussi de consolider son identité intellectuelle, de développer une pensée critique et de transformer un projet académique en véritable levier pour l’avenir. 

 

 
 
 
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