Baromètre CAMPUS MAG 2026 : les business schools françaises préférées des lycéens marocains
- La rédaction
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Quelles écoles de management françaises occupent réellement l’esprit des lycéens marocains au moment de préparer leurs études supérieures ? À travers la première édition de son Baromètre de notoriété, le magazine Campus Mag, média étudiant marocain de référence, adossé au cabinet VQ, spécialisé dans la réalisation d’études et de sondages, dresse une cartographie inédite de la visibilité des grandes écoles de commerce françaises auprès des futurs candidats.

Pour les lycéens, le baromètre représente une véritable boussole. Il leur permet d’identifier rapidement quelles écoles sont présentes et reconnues sur le marché marocain,
Publiée à la suite du salon OBJECTIF FRANCE, unique salon marocain organisé en partenariat avec l’Ambassade de France au Maroc et Campus France, et alors que la période Parcoursup vient de s’achever, cette étude s’inscrit dans un moment clé où les choix d’orientation se concrétisent pour des milliers de lycéens.
“Contrairement aux classements académiques traditionnels, ce baromètre ne mesure ni la recherche, ni les salaires, ni la sélectivité. Il repose sur un seul critère simple et déterminant : le niveau de notoriété des écoles auprès des lycéens marocains”, précise d’emblée Youssef Ziraoui, fondateur du magazine Campus Mag.
En se focalisant sur la notoriété, il révèle un aspect central de l’attractivité des établissements. “Pour les établissements français, il s’agit d’un indicateur précieux : il permet de mesurer leur ancrage sur le marché marocain, d’identifier leurs forces et leurs axes de progression. Il faut garder en tête qu’avant même de comparer les programmes ou les classements internationaux, un élève ne peut candidater qu’aux écoles qu’il connaît. Dans ce contexte, la notoriété constitue le critère clé sur lequel les écoles doivent miser : c’est un impératif qui relève du simple bon sens”, rappelle Youssef Ziraoui. Ce baromètre n’est donc pas une simple photographie du paysage éducatif, mais un véritable outil d’aide à la décision, permettant aux écoles d’optimiser leur visibilité et leur impact auprès des futurs candidats.
Avant même de comparer les programmes ou les classements internationaux, un élève ne peut candidater qu’aux écoles qu’il connaît. Dans ce contexte, la notoriété constitue le critère clé sur lequel les écoles doivent miser.
Pour les lycéens, le baromètre représente une véritable boussole. Il leur permet d’identifier rapidement quelles écoles sont présentes et reconnues sur le marché marocain, de repérer les établissements montants et de se faire une première idée de leur réputation. « Connaître la notoriété d’une école aide les élèves à cibler leurs recherches, à comparer les options et à prendre des décisions éclairées dans leur parcours d’orientation », explique Youssef Ziraoui. En donnant une vision claire de la visibilité et de la crédibilité des établissements, le baromètre devient ainsi un repère concret pour les choix post-bac.
Un panel exigeant
L’étude porte sur les 37 grandes écoles françaises proposant un Programme Grande École (PGE) conférant le grade de master, accessibles post-bac, post-prépa ou via des admissions parallèles. Le panel est constitué de plus de 400 sondés rencontrés lors de nos salons d’orientation, qui sont aujourd’hui considérés comme les premiers salons internationaux au Maroc dédiés aux études supérieures, rassemblant l’essentiel des grandes écoles françaises. “La force de ce sondage repose sur un échantillon directement impliqué dans les choix d'orientation”, explique Jelel Sakhri, représentant du cabinet VQ.
Ce public présente une caractéristique forte : il s’agit d’élèves issus d’établissements exigeants, avec un projet clair de poursuite d’études à l’international, et un tropisme naturel pour la France, destination historique et privilégiée des familles marocaines. En d’autres termes, un panel particulièrement qualifié et pertinent pour mesurer l’attractivité réelle des écoles françaises.
La bonne nouvelle est d’ailleurs sans équivoque : l’intégralité des écoles sondées est connue des lycéens interrogés. Preuve que l’ensemble des acteurs du marché bénéficie déjà d’une visibilité minimale auprès de cette cible. La différence se joue donc davantage sur le niveau d’exposition et la force de marque. Très concrètement, les répondants ont été invités à indiquer les écoles de commerce françaises qu’ils connaissaient, permettant de calculer pour chaque établissement un taux de notoriété exprimé en pourcentage.
“ La force de ce sondage repose sur un échantillon directement impliqué dans les choix d'orientation. ” explique Jelel Sakhri, représentant du cabinet VQ.
Enfin, le classement par score bayésien hiérarchise les écoles de la plus attractive à la moins attractive en combinant image (note corrigée) et notoriété, dans un seul indicateur. “Ce baromètre ne récompense pas seulement les meilleures notes, mais aussi leur solidité. Une école bien évaluée par beaucoup de lycéens est mieux positionnée qu’une école très bien notée par une poignée seulement”, poursuit Jelel Sakhri.
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HEC Paris en tête
Sans surprise, HEC Paris domine nettement le baromètre, avec 86,6 % de notoriété et une note moyenne de 8,7/10, soit une note globale de 7,5/10. L’école conserve un statut à part dans l’imaginaire collectif : référence historique, symbole d’excellence, elle demeure la marque la plus solidement installée auprès des familles. Comme dans la plupart des classements français, HEC Paris est suivie de près par l’ESSEC. Le podium est complété par l’ESCP et l’EDHEC. Ces établissements bénéficient d’une reconnaissance forte, souvent nourrie par leur présence régulière au Maroc, leurs réseaux alumni actifs et leur visibilité médiatique internationale.
Seule surprise notable : l’absence de l’emlyon dans ce quatuor de tête. L’établissement semble ne pas avoir pleinement effacé les traces de son implantation avortée au Maroc au milieu des années 2010, une tentative qui s’était interrompue après quelques années seulement.
Un top 10 dense et très compétitif
C’est d’ailleurs TBS Education, présente au Maroc depuis une quarantaine d’années et qui a récemment inauguré son campus au cœur du très dynamique quartier CFC de Casablanca, qui devance l’école lyonnaise avec un score de 3,7. Elle est talonnée par l’IESEG, SKEMA, KEDGE, Grenoble École de Management et… emlyon Business School.
Ce top 10 hors podium révèle un paysage particulièrement resserré : les établissements s’y disputent des niveaux de notoriété quasi équivalents, avec des écarts parfois infimes. À ce niveau de compétition, la différence ne se joue plus uniquement sur la réputation historique, mais sur la visibilité concrète, la présence locale et la capacité à s’inscrire durablement dans l’écosystème marocain.
Plus globalement, ces établissements composent la catégorie des “Champions” : un segment à part, réunissant les écoles qui combinent forte notoriété et excellente évaluation. Elles forment ainsi le noyau dur des leaders auprès des lycéens sondés. Très visibles et solidement notées, elles s’imposent comme des repères établis dans le paysage. Audencia, Neoma et MBS intègrent également cette catégorie, en remplissant elles aussi ces deux critères structurants.
L’effet présence : un levier clé
Le baromètre met en lumière un phénomène attendu mais essentiel : les écoles présentes depuis plusieurs années au Maroc bénéficient d’un véritable effet « boost ». Cette visibilité ne se limite pas à un simple logo ou à la reconnaissance du nom : elle se construit au fil des initiatives concrètes. Participation aux salons, visites de lycées, partenariats locaux, mobilisation des réseaux d’anciens… autant d’actions qui, cumulées sur le temps, finissent par produire un impact réel sur la perception des lycéens. « Cette proximité crée de la familiarité et ancre durablement la marque dans l’esprit des élèves », explique Youssef Ziraoui, soulignant l’importance d’une présence régulière et engagée pour rester dans l’esprit des futurs candidats.
Malgré une solide réputation académique, certaines écoles peinent à s’imposer dans le paysage marocain si elles ne développent pas de contacts réguliers avec les élèves et leurs familles.
À l’inverse, des établissements bien implantés en France peuvent pâtir d’un déficit de visibilité locale lorsqu’ils n’investissent que peu le marché marocain. Malgré une solide réputation académique, ces écoles peinent à s’imposer dans le paysage marocain si elles ne développent pas de contacts réguliers avec les élèves, leurs familles et les acteurs éducatifs locaux. « La notoriété ne se décrète pas : elle se construit dans la durée », poursuit Youssef Ziraoui, rappelant que chaque interaction compte pour créer de la confiance et asseoir l’image de marque.
Challengers, pépites et émergentes
Dans ce contexte, nous avons identifié un deuxième groupe d’écoles, les « Challengers » : des établissements déjà très visibles, dont l’image a encore un potentiel de progression et pourrait être davantage mise en valeur auprès des lycéens sondés. Ces établissements disposent déjà d’un socle solide et d’une présence établie sur le marché, mais ils conservent un potentiel de progression en termes de perception et de valorisation de leurs atouts. Parmi eux : IÉSEG, INSEEC, Rennes SB, EM Normandie et EMLV.
« Ces écoles bénéficient déjà d’une excellente visibilité, et en consolidant leur image et en mettant en avant leurs points forts, elles pourraient rivaliser avec les leaders du baromètre », souligne Youssef Ziraoui. Le défi pour ce groupe est donc double : maintenir leur notoriété tout en renforçant la crédibilité et la qualité perçue de leur offre. Avec les bonnes initiatives (communication ciblée, participation active aux salons, partenariats et valorisation de leurs réussites), ces établissements ont toutes les chances de se positionner comme des références solides et compétitives dans l’esprit des lycéens.
À l’inverse, certaines écoles se distinguent par une excellente image auprès de ceux qui les connaissent, mais restent encore en retrait en matière de notoriété globale. Ces “Pépites”, moins connues que les précédentes mais très bien évaluées, regroupent notamment EDC Paris Business School, ESDES, Excelia, ICN, ISTEC, Brest Business School, Em Strasbourg ou encore Paris School of Business.
Enfin, certaines écoles se situent dans un quatrième groupe que l’on peut qualifier d’”Émergentes” : elles disposent d’une notoriété encore limitée et d’une image perçue comme moyenne auprès des lycéens sondés. Il s’agit d’établissements comme IPAG, ISC, IMT-BS, ICD Business School, IDRAC ou ISG, pour lesquels le positionnement reste plus délicat sur le marché marocain. « Ces écoles ont un véritable potentiel à exploiter, mais elles doivent travailler sur leur visibilité et sur la valorisation de leurs atouts pour renforcer leur attractivité », conclut Youssef Ziraoui.
BAROMÈTRE DES BUSINESS SCHOOLS FRANÇAISES
VUES PAR LES LYCÉENS MAROCAINS
Ecole | Score global Note Bayes x Notoriété | Notoriété assistée % | Note moyenne sur 10 | Note corrigée Bayes sur 10 | |
1 | HEC | 7,57 | 86,60 | 9,10 | 8,74 |
2 | ESSEC BUSINESS SCHOOL | 4,38 | 55,70 | 7,90 | 7,87 |
3 | EDHEC | 3,82 | 49,00 | 7,80 | 7,80 |
4 | ESCP BUSINESS SCHOOL | 3,80 | 48,30 | 7,90 | 7,86 |
5 | TBS EDUCATION | 3,67 | 46,30 | 8,00 | 7,92 |
6 | IÉSEG SCHOOL OF MANAGEMENT | 3,53 | 46,30 | 7,50 | 7,63 |
7 | SKEMA BUSINESS SCHOOL | 3,29 | 41,60 | 8,00 | 7,92 |
8 | KEDGE | 3,26 | 40,90 | 8,10 | 7,97 |
9 | GEM | 3,25 | 42,30 | 7,60 | 7,69 |
10 | emlyon BUSINESS SCHOOL | 3,22 | 41,50 | 7,70 | 7,75 |
11 | NEOMA | 3,15 | 40,90 | 7,60 | 7,69 |
12 | MBS SCHOOL OF BUSINESS | 3,12 | 40,30 | 7,70 | 7,75 |
13 | AUDENCIA | 3,08 | 38,90 | 8,00 | 7,91 |
14 | ESDES | 3,04 | 37,60 | 8,30 | 8,08 |
15 | INSEEC GRANDE ECOLE | 3,00 | 40,10 | 7,20 | 7,47 |
16 | ESSCA | 2,97 | 37,60 | 8,00 | 7,91 |
17 | RENNES SCHOOL OF BUSINESS | 2,93 | 37,60 | 7,80 | 7,80 |
18 | EM NORMANDIE | 2,89 | 37,60 | 7,60 | 7,70 |
19 | EDC | 2,86 | 35,70 | 8,20 | 8,02 |
20 | BREST BS | 2,85 | 36,30 | 7,90 | 7,86 |
21 | EMLV | 2,82 | 36,90 | 7,50 | 7,64 |
22 | BURGUNDY SB | 2,53 | 33,10 | 7,50 | 7,65 |
23 | CLERMONT SCHOOL OF BUSINESS | 2,53 | 33,10 | 7,50 | 7,65 |
24 | PARIS SCHOOL OF BUSINESS (PSB) | 2,48 | 31,80 | 7,80 | 7,81 |
25 | EUROPEAN BUSINESS SCHOOL PARIS (EBS) | 2,47 | 33,10 | 7,10 | 7,45 |
26 | ESCE | 2,42 | 32,50 | 7,10 | 7,45 |
27 | ISTEC | 2,40 | 30,60 | 7,90 | 7,85 |
28 | EM STRASBOURG | 2,39 | 30,20 | 8,00 | 7,90 |
29 | EXCELIA BUSINESS SCHOOL | 2,37 | 30,20 | 7,90 | 7,85 |
30 | IPAG | 2,29 | 29,90 | 7,50 | 7,66 |
31 | ISC | 2,16 | 28,00 | 7,60 | 7,71 |
32 | ICN BUSINESS SCHOOL | 2,15 | 27,50 | 7,80 | 7,81 |
33 | IMT BS | 2,15 | 28,00 | 7,50 | 7,67 |
34 | ICD | 2,12 | 28,00 | 7,30 | 7,57 |
35 | IDRAC BUSINESS SCHOOL | 2,06 | 26,80 | 7,50 | 7,67 |
36 | SOUTH CHAMPAGNE BS | 1,83 | 23,60 | 7,70 | 7,76 |
37 | ISG INTERNATIONAL BUSINESS SCHOOL | 1,19 | 15,30 | 7,70 | 7,77 |
FICHE TECHNIQUE
Etude VQ pour Campus Mag, réalisée par téléphone entre le 19 décembre 2025 et le 4 janvier 2026, auprès de 418 lycéens et étudiants ayant visités les salons d'orientation organisés par le magazine. L’échantillon a été construit selon la méthode des quotas. Deux principaux critères de quotas ont été retenus : La ville (Casablanca, Rabat et Marrakech) ainsi que le niveau d’étude. L’échantillon de 418 personnes, au seuil de confiance de 95 %, permet d’obtenir un intervalle de confiance de +/- 4,79 %.




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