“À Albert School, nous formons les leaders du XXIᵉ siècle, à la croisée du business et de la data”
- Youssef Ziraoui

- il y a 13 heures
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Face aux défis du XXIᵉ siècle, Albert School / Mines Paris – PSL a choisi de casser les frontières entre école de commerce et école d’ingénieurs pour former une génération de leaders hybrides, capables de conjuguer stratégie, mathématiques et intelligence artificielle. Avec des programmes post-bac sélectifs, désormais reconnus par le grade de licence délivré par la Commission des Titres d’Ingénieur et accessibles sur Parcoursup, l'établissement fondé en 2022 mise sur une pédagogie profondément ancrée dans le réel. Dans cet entretien, Arthur Walus, Head of Admissions, Orientation & Career Development, revient sur la vision, la sélectivité et les ambitions internationales de l’école, ainsi que sur l’opportunité qu’elle représente pour les lycéens marocains.

Albert School se présente comme une école “business & data”. Comment est née cette idée de créer un modèle hybride entre école de commerce, mathématiques et intelligence artificielle ?
L’idée d’Albert School est née d’un constat simple : les décideurs de demain devront maîtriser à la fois le langage du business et celui de la data et de l’intelligence artificielle. Nous avons voulu casser les frontières entre école de commerce et école d’ingénieurs pour former une nouvelle génération de leaders capables de comprendre les chiffres autant que les stratégies. C’est cette hybridation entre management, mathématiques et IA qui fait notre singularité.

Peut-on considérer qu’Albert School se positionne comme une alternative pour les étudiants qui ne se reconnaissent pas dans les silos classiques (ingénierie, management ou économie) et recherchent un parcours à la croisée de ces trois cultures ?
Absolument. Albert School s’adresse précisément à ces étudiants qui ne veulent pas choisir entre raisonner comme un ingénieur ou penser comme un entrepreneur. Notre modèle réunit les trois cultures — business, data et technologie — dans un parcours cohérent.
" Albert School s’adresse précisément à ces étudiants qui ne veulent pas choisir entre raisonner comme un ingénieur ou penser comme un entrepreneur "
Nous offrons une alternative concrète à ceux qui se reconnaissent dans la transversalité plutôt que dans les silos académiques classiques, et cela correspond parfaitement aux attentes des recruteurs. Depuis deux ans, nos programmes sont d’ailleurs conjoints avec Mines Paris – PSL, l’une des meilleures écoles d’ingénieurs d’Europe.
Comment se déroule le processus d’admission pour les lycéens internationaux : niveau académique attendu, sélectivité, entretiens, tests ?
Le processus d’admission repose sur une évaluation globale du potentiel du candidat : dossier académique (dont un test de mathématiques en ligne pour le programme post-bac, ndlr), puis, si l’élève est admissible, un entretien de motivation pour challenger sa curiosité intellectuelle et sa capacité à raisonner. Nous valorisons surtout la cohérence du parcours et la volonté d’apprendre. Notre sélectivité vise à garantir un environnement exigeant et stimulant.
Votre pédagogie accorde une place importante aux mathématiques, à la data science et au coding. Pourquoi ces compétences sont-elles devenues indispensables pour les futurs décideurs et managers ?
Parce que les décisions économiques et stratégiques reposent désormais sur l’analyse de la donnée. Comprendre les mathématiques et le code, c’est comprendre le monde tel qu’il fonctionne aujourd’hui. Ces compétences donnent aux futurs managers une autonomie et une crédibilité immédiates face aux enjeux technologiques et à la transformation numérique. Elles permettent aussi de prendre de meilleures décisions, plus rapidement, d’automatiser des processus et de se concentrer sur les projets à forte valeur ajoutée. C’est aujourd’hui un atout stratégique.
Avec un taux d’admission de 1 sur 8 en moyenne, Albert School figure déjà parmi les établissements les plus sélectifs hors Parcoursup. Votre stratégie consiste-t-elle à intégrer progressivement les référentiels et classements des grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs, ou à construire un modèle singulier, en marge des classifications traditionnelles ?
Notre ambition n’est pas de copier les modèles existants, mais de construire une référence nouvelle : celle de l’école du XXIᵉ siècle. Nous préférons innover plutôt que nous conformer. Cela dit, la qualité académique et la sélectivité d’Albert School nous placent naturellement au niveau des meilleures institutions, tout en gardant notre indépendance vis-à-vis des classements traditionnels. Le partenariat avec Mines Paris – PSL l’illustre parfaitement, tout comme notre double diplôme de master en Italie avec POLIMI GSoM. Enfin, notre bachelor délivre le grade de licence (validé par la Commission des Titres d’Ingénieur, ndlr), garantissant ainsi une réelle exigence académique. Il est désormais possible de postuler sur Parcoursup.
Vous mettez en avant un lien fort avec les entreprises et les start-up. Comment cette proximité se traduit-elle concrètement dans le quotidien des étudiants (stages, projets réels, mentors, recrutement) ?
Cette proximité est réelle et quotidienne : nos étudiants travaillent sur des cas concrets apportés par des entreprises partenaires. Toutes les trois semaines, une entreprise intervient dans le cadre d’un “Business Deep Dive” afin de confronter les élèves à la réalité du terrain.Ils sont encadrés par des mentors issus de start-up et de grands groupes, et effectuent plusieurs stages dès la première année. Par ailleurs, tous nos enseignants sont des professionnels en activité. Ce lien direct entre apprentissage et emploi crée souvent des opportunités de recrutement à la clé.
Quels sont les débouchés pour vos diplômés : conseil, finance quantitative, stratégie, data science, tech, etc. ?
Nos diplômés s’orientent vers des secteurs à forte valeur ajoutée : conseil, finance quantitative, stratégie, data science, marketing, opérations ou encore entrepreneuriat technologique.
" Leur double compétence en business et en data rend nos diplômés immédiatement opérationnels et recherchés sur le marché. "
Leur double compétence en business et en data les rend immédiatement opérationnels et recherchés sur le marché, aussi bien en Europe qu’à l’international. Nous ne sommes pas une école spécialisée qui forme à un seul métier : nous offrons une formation globale qui ouvre de nombreuses perspectives.

Le Maroc compte une génération de lycéens réputés très forts en mathématiques et tournés vers l’international. Voyez-vous un potentiel particulier pour ces profils au sein d’Albert School ?
Absolument. Le niveau en mathématiques des lycéens marocains est remarquable, et leur ouverture au monde correspond parfaitement à l’esprit d’Albert School. Nous voyons dans ces profils un formidable potentiel de réussite : rigueur intellectuelle, ambition internationale et curiosité naturelle pour les nouveaux modèles économiques.
Avec nos campus internationaux — Paris, Milan, Madrid et Genève — nos étudiants peuvent suivre un parcours véritablement européen, en étudiant dans trois pays différents au cours de leur scolarité.
Enfin, dans un monde dominé par l’IA et la donnée, quel conseil donneriez-vous à un lycéen qui veut rester compétitif sur le marché du travail des 10 à 20 prochaines années ?
Mon conseil : cultiver la double compétence. Comprendre les données et savoir en tirer du sens, tout en développant des qualités humaines — créativité, communication, éthique. Le futur appartient à ceux qui sauront combiner l’intelligence artificielle avec l’intelligence humaine.
Nous formons aussi à une compétence clé : l’agilité. Car dans un monde en constante évolution, la capacité à apprendre vite est devenue essentielle.






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