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Informer, Orienter, Inspirer.

Votre enfant ne fera probablement pas Harvard… et c'est OK.

  • Photo du rédacteur: Youssef Ziraoui
    Youssef Ziraoui
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Soyons honnêtes. À entendre certains discours sur l'orientation, on finirait par croire qu'il n'existe qu'une dizaine d'établissements dignes d'intérêt dans le monde. Le reste ? Une sorte de plan B plus ou moins assumé.


Youssef Ziraoui - Fondateur Campus Mag © El Mehdi Khalid Rouissi
Youssef Ziraoui - Fondateur Campus Mag © El Mehdi Khalid Rouissi

Cette vision est non seulement réductrice, elle est surtout dangereuse.


D'abord parce qu'elle ignore une réalité simple : ces établissements recrutent un nombre infime d'étudiants. Sur plusieurs dizaines de milliers de candidats, seule une poignée est admise. Cela ne fait pas des autres des étudiants médiocres. Cela signifie simplement que l'excellence ne se résume pas à un taux d'admission.


Ensuite parce qu'elle entretient une confusion regrettable entre trois notions pourtant très différentes : la notoriété, la sélectivité et la qualité. Oui, certaines écoles bénéficient d'une réputation exceptionnelle. Oui, elles sont extrêmement sélectives. Mais cela ne signifie pas qu'elles constituent la meilleure option pour tous les étudiants.


Il n'existe pas une hiérarchie universelle des écoles. Il existe des formations plus ou moins adaptées à des projets, des ambitions et des personnalités différentes.


Croire qu'une même formation constitue la meilleure destination pour tous les étudiants revient à considérer qu'il n'existe qu'une seule façon de réussir. C'est une vision réductrice de l'orientation… et une injustice pour des milliers de jeunes dont les talents, les aspirations et les personnalités empruntent d'autres chemins.


Un futur ingénieur en intelligence artificielle n'aura pas les mêmes attentes qu'un passionné de gastronomie, d'hôtellerie, de design, de cybersécurité, d'animation ou d'entrepreneuriat. Certains s'épanouiront dans une formation très académique, d'autres dans une pédagogie par projet, dans l'alternance, dans une spécialisation de niche ou dans une école profondément connectée à un secteur d'activité. Vouloir faire entrer tous les profils dans le même moule est une erreur.


Bien sûr que le diplôme compte. Mais il ne raconte jamais toute l'histoire. Les entreprises regardent aussi les stages, les expériences internationales, les engagements associatifs, les langues parlées, la capacité à travailler en équipe, à résoudre des problèmes ou à convaincre. En d'autres termes, elles recrutent une personne avant de recruter une école.


Il est temps de sortir d'une vision binaire de l'enseignement supérieur. Le monde de l'enseignement supérieur ne se résume pas à une poignée d'établissements d'élite et à une masse de formations médiocres. Entre les deux existe une immense diversité d'écoles sérieuses, reconnues et exigeantes, qui préparent remarquablement leurs étudiants à la vie professionnelle.


Au fond, la question n'a jamais été de savoir si votre enfant intégrera Harvard.


La vraie question est beaucoup plus exigeante : dans quel environnement donnera-t-il le meilleur de lui-même ?


Un diplôme ouvre parfois une porte. Mais ce sont le travail, la curiosité, le caractère et la capacité à saisir les opportunités qui ouvrent toutes les suivantes.

 
 
 

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