“Mon alternance a véritablement donné vie à ma formation à l'ESEPAC”
- La rédaction
- 31 déc. 2025
- 4 min de lecture
Salma Nassim, diplômée en éco-conception des emballages à l’ESEPAC, a fait de l’alternance le fil conducteur de son parcours. Entre école et entreprise, elle a choisi une immersion totale chez Volvo Renault Trucks, pensée non comme un simple passage obligé mais comme un véritable apprentissage du réel. Optimisation des emballages, gestion de projets industriels, conduite du changement : à travers cette expérience exigeante, elle raconte comment l’alternance a façonné son autonomie, sa rigueur et sa vision du monde professionnel, jusqu’à lui ouvrir une perspective internationale.

Je m’appelle Salma Nassim, et si je devais résumer mon parcours, je dirais qu’il s’est construit au fil des rencontres, des choix audacieux et d’une immersion totale entre école et entreprise. Tout a commencé lors de ma troisième année de licence de chimie à l’Université Clermont Auvergne. Je me trouvais à un carrefour : poursuivre en master de chimie, malgré un désintérêt croissant, ou bifurquer vers un domaine totalement nouveau. C’est là qu’intervient Monsieur Mohamed Sarakha, professeur de physique quantique et chef du département de chimie, qui m’a profondément marquée par son écoute et qui a su écouter mes doutes et m’ouvrir les yeux sur un monde que je ne connaissais pas : l’éco-conception des emballages. Son conseil ? L’ESEPAC.
Dès qu’on m’en a parlé, j’ai été séduite. Une école qui valorise les profils scientifiques tout en ouvrant sur des compétences transverses : marketing, gestion de projet, design thinking, lean manufacturing… Et surtout, une promesse forte : 60 % du temps en entreprise. Un équilibre entre théorie et pratique qui allait profondément transformer ma manière d’apprendre.
L’humain au cœur de l’apprentissage
Ce qui m’a le plus marquée à l’ESEPAC, ce n’est pas seulement la richesse des enseignements, mais la proximité avec les enseignants et les permanents. Quand j’ai eu des difficultés personnelles, j’ai découvert une écoute sincère, un accompagnement humain qui dépassait largement le cadre académique.
Je pense notamment à Mme Barbara Defix, professeure d’anglais et responsable du Master d’Industrialisation Internationale. Entre cookies faits maison et conseils avisés, elle instaurait un climat de confiance et de bienveillance rare, qui donnait envie de s’investir davantage.
Mais l’école, c’est aussi une exigence constante. Les projets sont réels, le laboratoire accessibles, les challenges industriels concrets, souvent menés pour de grandes marques comme L’Occitane ou Décathlon. Chaque projet est une mise en situation professionnelle, où l’erreur devient immédiatement source d’apprentissage.
L’alternance, un saut dans le réel
L’alternance a donné toute sa dimension à ma formation. Dès notre admission, l’ESEPAC nous accompagne activement dans la recherche d’entreprise. Avant même la fin du mois de mai, l’école met à disposition un catalogue d’offres d’alternance, exclusivement réservé aux étudiants, régulièrement mis à jour. On y trouve des missions en lien direct avec la formation, des contacts précis et des modalités de candidature claires.
C’est grâce à ce dispositif que j’ai découvert l’offre d’alternance chez Volvo Renault Trucks. Les missions correspondaient parfaitement à mes attentes, et la culture de l’entreprise m’a immédiatement séduite, notamment à travers son label Happy Trainees World. J’ai postulé, puis passé un entretien en distanciel avec mon futur tuteur et ma future manager. L’échange a été fluide, sincère. Quelques heures plus tard, je recevais un appel pour m’annoncer mon admission. Un moment charnière.
L’alternance permet aussi une autonomie financière réelle. En tant qu’alternante, je percevais un salaire mensuel encadré par un barème légal, variable selon l’âge et l’année de formation. À titre d’exemple, un alternant de 21 à 25 ans en première année peut percevoir au minimum 53 % du SMIC, soit environ 966 € bruts mensuels (à partir de janvier 2026), sans imposition. À cela s’ajoutent les avantages du statut de salarié, tout en conservant l’accès aux aides au logement. Cette stabilité financière change profondément le rapport aux études et renforce le sentiment de responsabilité. Le rythme d’alternance à l’ESEPAC est pensé pour durer : des périodes de six à huit semaines, avec 40 % du temps à l’école et 60 % en entreprise (1 mois en école, 1 mois et demi en entreprise, par exemple). Cette organisation permet une vraie déconnexion entre les deux environnements. À l’école, nous sommes pleinement concentrés sur les cours et les projets. En entreprise, nous nous investissons totalement dans les missions professionnelles, sans devoir jongler en permanence entre les deux. Cette immersion complète rend l’apprentissage plus efficace et plus équilibré.
Une immersion industrielle formatrice
Chez Volvo Renault Trucks, j’ai d’abord travaillé sur l’optimisation des emballages existants. J’ai découvert les processus d’essais et de validation, développé mon réseau interne, compris les contraintes industrielles. Progressivement, on m’a confié un projet plus ambitieux : introduire un nouveau type d’emballage dans les usines, sélectionner les références éligibles, coordonner les fournisseurs, organiser la logistique, préparer le déploiement opérationnel.
Mais la partie la plus complexe, et la plus formatrice, restait invisible : la conduite du changement. Il fallait convaincre des équipes, parfois réticentes, démontrer l’intérêt d’une solution perçue au départ comme une contrainte supplémentaire. Cette expérience m’a appris la prise de recul, l’écoute active et l’importance de la communication. J’ai compris que l’expertise technique ne suffit pas sans la capacité à expliquer, à fédérer et à travailler avec les autres. Mes tuteurs ont joué un rôle clé dans cette évolution. Au-delà de l’aspect professionnel, ils m’ont transmis un sens de l’autonomie, du recul et de la responsabilité qui m’accompagne encore aujourd’hui.
Un regard tourné vers l’international
L’ESEPAC m’a également ouvert à l’international. À travers des projets collaboratifs avec des étudiants américains, des visites d’entreprises en Espagne ou encore des échanges avec des équipes basées en Belgique, en Suède ou au Brésil dans le cadre de mon alternance, j’ai appris à adapter mes méthodes à des contextes culturels et industriels différents.
Ces expériences m’ont montré à quel point il est essentiel de savoir observer, écouter et intégrer des perspectives variées dans un secteur aussi dynamique que le packaging éco-conçu. Aujourd’hui, je travaille toujours dans le secteur automobile, sur des projets pour Renault, avec la conviction que chaque étape — l’école, l’alternance, les rencontres — a construit mon approche professionnelle et ma manière de me projeter dans le monde du travail.




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