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Y SCHOOLS et Global University Systems (GUS) : les ambitions d'un nouveau chapitre .

  • Photo du rédacteur: Youssef Ziraoui
    Youssef Ziraoui
  • 29 juil.
  • 5 min de lecture

Un nouveau chapitre s’ouvre pour Y SCHOOLS. Avec son intégration au sein de Global University Systems, l’établissement troyen se donne les moyens d’accélérer son rayonnement en France et à l’international, tout en conservant son ADN : proximité, excellence académique et liens forts avec les entreprises. Julien Renoult, directeur général de Y SCHOOLS, dévoile les ambitions de cette nouvelle étape, les priorités stratégiques du groupe et revient sur le rôle clé que le Maroc est appelé à jouer dans son développement.


Julien Renoult - Directeur général de Y SCHOOLS
Julien Renoult - Directeur général de Y SCHOOLS

Vous dirigez Y SCHOOLS depuis plus de deux ans.  Ces derniers mois ont marqué un tournant majeur avec la reprise de Y SCHOOLS par Global University Systems. Comment avez-vous vécu cette séquence en tant que directeur général et qu'est-ce qui a rendu possible cette nouvelle étape pour l'établissement ?


Ces derniers mois ont été intenses. À la fois exigeants et porteurs de sens. Comme d’autres établissements d’enseignement supérieur en France, nous avons traversé une période de profondes mutations. Les financements évoluent. Les attentes des étudiants et des entreprises se transforment. La concurrence se durcit. Bref, on assiste à la consolidation de notre secteur d’activité.


De notre côté, nous avons clairement fait le choix de la transparence avec nos parties prenantes : les équipes en interne, les étudiants et les partenaires tout au long du processus de reprise des activités d’enseignement supérieur et de recherche de Y SCHOOLS par Global University Systems.


Ce qui a rendu possible cette nouvelle étape dans l’histoire de Y SCHOOLS, c’est d’abord et avant tout la qualité de nos formations et la solidité de notre ancrage territorial. Ces deux éléments ont convaincu GUS de l’intérêt de nous accompagner. En parallèle, GUS cherchait à se développer en France depuis quelques temps. Ils ont reconnu en Y SCHOOLS un projet pédagogique cohérent, des écoles reconnues, accréditées et labellisées et des équipes pleinement engagées.


Aujourd’hui, cette intégration c’est un petit peu un nouveau départ. Nous avons désormais les moyens d’un groupe international pour continuer à développer nos écoles avec ambition.


Au-delà de la stabilité retrouvée, quelles sont désormais vos priorités stratégiques ? Quels sont les principaux chantiers que vous souhaitez mener dans les prochaines années ?


Quatre grands chantiers structurent notre feuille de route avec Global University Systems. Le premier, c’est le maintien de la qualité de notre offre de formation. Il est notamment essentiel de préserver nos liens avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche en France ainsi que tous les organismes d’accréditations.


Le deuxième, c’est le renforcement de notre attractivité en France et à l’international ; avec une stratégie de recrutement ciblée sur certains marchés prioritaires dont le Maroc fait pleinement partie. Le troisième est intimement lié aux deux premiers. Il s’agit dynamiser nos investissements pédagogiques en renforçant nos filières existantes, en modernisant nos infrastructures, en développant de nouveaux programmes en phase avec les besoins des entreprises et les envies des étudiants.


Enfin, l’internationalisation des parcours fait également partie de la feuille de route : nouveaux formats courts de mobilité étudiante, doubles diplômes, partenariats académiques au sein du réseau GUS…


Aujourd'hui que cette intégration est effective, qu'est-ce que cela change concrètement au quotidien pour les étudiants, les équipes pédagogiques, les entreprises partenaires et les diplômés ?


Il s’agit d’un projet avec une vision à long terme. Pour le moment et pour les étudiants, c'est avant tout la garantie d'une continuité pédagogique totale, avec en plus de nouvelles opportunités : accès facilité à des mobilités internationales, à des doubles diplômes, à des ressources pédagogiques renforcées.


Pour les équipes, cela signifie un accès à des outils, des formations et des méthodologies éprouvées à l'échelle d'un groupe mondial, tout en conservant l'autonomie pédagogique et la proximité qui font la force de nos écoles.


Pour les entreprises partenaires, la solidité financière retrouvée de Y SCHOOLS sécurise nos engagements dans la durée : alternance, projets tutorés, recrutements. Pour nos diplômés, c'est la valorisation de leur parcours au sein d'un réseau international reconnu, avec des potentielles connexions qui s’élargissent.


L'intégration au sein de Global University Systems ouvre l'accès à un réseau international particulièrement développé. Comment Y SCHOOLS entend-elle tirer parti de cette nouvelle dimension tout en préservant son identité et son ancrage territorial ?


C'est précisément l'équilibre que nous voulons construire. Nous ne voulons pas devenir une antenne parmi d'autres d'un grand groupe : nous voulons rester une école identifiée, incarnée, profondément liée à ses territoires : à savoir Troyes, et le Cameroun tout en bénéficiant de la force de frappe d'un réseau mondial. Concrètement, cela se traduit par le maintien de nos marques, de nos équipes de direction locales, de nos liens avec les entreprises régionales, et par l'ajout de nouvelles briques : mobilités, certifications, partenariats académiques internationaux. L'objectif est clair : rester proche de nos parties prenantes, rester agile mais être en capacité d’avoir un rayonnement à l’échelle mondiale.


Comme je l’expliquais plus tôt, si GUS a choisi Y SCHOOLS, c’est également pour ces raisons. GUS pense clairement que Y SCHOOLS va être la plateforme de développement de leur présence en France.


Y SCHOOLS revendique un fort ancrage territorial et une proximité historique avec les entreprises de son écosystème. Dans un secteur dominé par de grands groupes et des marques très visibles à l'international, comment une école comme Y SCHOOLS parvient-elle à tirer son épingle du jeu ?


Notre différence majeure, c'est la proximité. C’est l’agilité. Nos entreprises partenaires ne sont pas des logos sur une plaquette : ce sont des acteurs avec lesquels nous coconstruisons des programmes, des projets, des recrutements, depuis parfois plusieurs décennies. Cette proximité crée une confiance qui ne se décrète pas, elle se construit dans la durée.


Nos étudiants ne sont jamais un numéro parmi des milliers d'autres : nos effectifs permettent un accompagnement individualisé, un suivi de l'insertion professionnelle très concret, une vraie connaissance de chaque parcours.

Par ailleurs, nos étudiants ne sont jamais un numéro parmi des milliers d'autres : nos effectifs permettent un accompagnement individualisé, un suivi de l'insertion professionnelle très concret, une vraie connaissance de chaque parcours. Cette dimension humaine, couplée désormais à la solidité et au rayonnement international de GUS, constitue selon moi un positionnement très différenciant en France.


Vous avez récemment affiché votre volonté de renforcer votre présence sur plusieurs marchés internationaux, notamment au Maroc. Pourquoi ce royaume occupe-t-il aujourd'hui une place particulière dans votre stratégie de développement ?


Le Maroc réunit plusieurs atouts qui correspondent exactement à notre stratégie. D’un côté une jeunesse ambitieuse, francophone, en quête de formations reconnues à l'international et de l’autre un tissu économique dynamique, notamment dans l'industrie, la logistique, le tourisme et les services, secteurs sur lesquels nos écoles sont historiquement positionnées. Et pour finir des liens culturels et académiques déjà étroits solides entre la France et le Royaume.


Notre présence en Afrique, via notre école au Cameroun, nous a également donné une expérience précieuse pour comprendre les attentes spécifiques des étudiants africains et adapter nos parcours en conséquence. Le Maroc constitue donc, pour nous, un marché naturel et stratégique de développement. C’est également une affaire de rencontres. Nos partenaires au Maroc que sont principalement les ENCG sont de véritables partenaires de confiance sur qui nous pouvons nous appuyer. Au-delà de la mobilité étudiante, j’aimerais désormais qu’on réussisse à travailler sur des collaborations impactantes en matière de recherche.


Que recherchez-vous plus particulièrement chez les candidats marocains ? Existe-t-il des profils ou des filières pour lesquels vous identifiez un fort potentiel de développement ?


Nous recherchons avant tout des candidats curieux, engagés, avec l'envie de conjuguer exigence académique et expérience professionnelle concrète. Parce que c'est l'ADN de nos formations. On a constaté une véritable appétence pour le secteur de la finance et du marketing où les étudiants marocains brillent par leurs résultats. Dorénavant, nous souhaitons développer de nouvelles filières. Nos réflexions tournent autour du management et de la logistique mais également du commerce international et du tourisme.


Les collaborations entre Y SCHOOLS et le Maroc sont très axés autour de SCBS, notre grande école de management mais j’aimerais que nous réussissions à élargir à nos autres expertises avec notre École Supérieure de Design et notre École Supérieure de Tourisme. Nous sommes convaincus que ces profils marocains, une fois formés, constitueront une passerelle précieuse entre nos deux territoires.

 
 
 

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