« Je recherchais une formation qui ne m'enferme pas dans une seule spécialité. »
- La rédaction
- il y a 7 heures
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Quitter le Maroc à 17 ans, apprendre à vivre seul, découvrir une nouvelle culture et construire son avenir loin de sa famille : c'est le choix qu'a fait Taha El Hamzaoui. Aujourd'hui étudiant en cycle ingénieur à BUILDERS, il raconte comment son parcours, commencé à Casablanca puis poursuivi à Toulouse, lui a permis de développer bien plus que des compétences techniques : une véritable ouverture sur le monde.

Je m'appelle Taha El Hamzaoui, je suis originaire de Casablanca et j'étudie aujourd'hui en deuxième année du cycle ingénieur à BUILDERS, une école spécialisée en génie civil. Mon parcours a commencé au lycée Léon l'Africain, où j'ai obtenu un baccalauréat scientifique, spécialité Mathématiques et Physique-Chimie. Très tôt, je savais que je voulais évoluer dans le domaine du génie civil. Après le bac, j'ai choisi de rejoindre l'Université Toulouse Paul Sabatier afin d'y préparer une licence. Une fois ce diplôme obtenu, j'ai intégré BUILDERS avec l'envie d'aller encore plus loin et d'acquérir une vision globale des métiers du bâtiment et du management de travaux.
Une formation qui ne m'enferme pas
En fin de licence, je recherchais une formation qui ne m'enferme pas dans une seule spécialité. Mon objectif était de devenir un ingénieur polyvalent, capable aussi bien de comprendre les aspects techniques que de piloter des équipes et des projets. Lorsque j'ai découvert BUILDERS, j'ai eu le sentiment que l'école correspondait exactement à ce que je recherchais.
Au-delà des études, partir en France représentait pour moi un véritable choix de vie. J'ai toujours pensé que l'on progresse lorsqu'on se confronte à d'autres cultures et à d'autres façons de penser. Cette confrontation nous pousse à remettre en question nos certitudes, à devenir plus ouverts et plus tolérants. Je voulais sortir de ma zone de confort et vivre cette expérience internationale.
Un mélange d'excitation et d'appréhension avant le départ
Mon grand frère avait déjà suivi ce chemin avant moi. Son parcours m'a beaucoup rassuré et m'a donné confiance au moment de prendre ma décision. Comme beaucoup d'étudiants, j'ai ressenti un mélange d'excitation et d'appréhension avant le départ. Ma plus grande crainte n'était pas les études, mais l'éloignement de ma famille. En quittant le Maroc, on laisse derrière soi bien plus qu'un pays : on quitte ses proches, ses amis, ses habitudes et tout un quotidien auquel on était attaché.
Finalement, les démarches se sont déroulées beaucoup plus simplement que je ne l'avais imaginé. L'admission, le visa… tout s'est fait de manière assez fluide. Mon lycée m'avait accompagné dans ces démarches, ce qui a largement facilité les choses.
Les premiers jours en France restent malgré tout un souvenir particulier. Il faut apprendre à vivre seul, trouver ses repères et s'adapter à un nouvel environnement. Ce n'est pas toujours évident. Pourtant, j'ai été agréablement surpris par la facilité avec laquelle je me suis intégré. En école d'ingénieurs, il existe une vraie solidarité entre étudiants. On s'entraide beaucoup, et cela rend l'adaptation beaucoup plus simple.
Proximité entre les étudiants
Ce qui m'a probablement le plus marqué à BUILDERS, c'est la proximité entre les étudiants, les enseignants et la direction. Après mon expérience à l'université, j'ai découvert une école où l'on se sent réellement accompagné. Les professeurs sont accessibles, les équipes sont à l'écoute et la vie associative contribue énormément à créer un véritable esprit de promotion.
Sur le plan académique, j'ai énormément appris, mais pas uniquement sur le plan technique. L'école nous confie très tôt des projets concrets qui demandent beaucoup d'autonomie. On apprend à gérer des responsabilités, à travailler en équipe et à communiquer avec des profils très différents. Avec le recul, je pense que ces compétences humaines sont tout aussi importantes que les connaissances en ingénierie.
Aujourd'hui, lorsque je repense à ces années passées en France, ce ne sont pas les cours qui me viennent en premier à l'esprit, mais les rencontres. J'ai eu la chance de côtoyer des étudiants venus de nombreux pays et de découvrir des cultures très différentes. Si j'étais resté au Maroc, je n'aurais probablement jamais vécu une telle richesse humaine.
Rendre mes parents fiers
Ma plus grande fierté reste l'obtention de ma licence, qui m'a permis d'intégrer BUILDERS. C'était une étape importante de mon parcours, mais aussi une façon de rendre mes parents fiers des sacrifices qu'ils ont consentis pour moi.
Cette expérience m'a profondément transformé. Quitter son environnement familial à seulement 17 ans oblige à grandir plus vite. J'ai gagné en maturité, en autonomie et en confiance en moi. J'ai appris à prendre des décisions, à gérer mon quotidien et à construire mon propre équilibre.
Dans quelques années, je me vois poursuivre cette aventure à l'international. J'aimerais continuer à découvrir d'autres pays, d'autres cultures et d'autres façons de travailler. Je pense que c'est en restant curieux et ouvert que l'on continue à progresser.
Si je devais donner un seul conseil à un lycéen marocain qui hésite encore à partir étudier à l'étranger, je lui dirais de croire en lui. Ce ne sera pas facile tous les jours. Il y aura forcément des moments de doute. Mais cette expérience fait grandir comme aucune autre. Aujourd'hui, si c'était à refaire, je referais exactement le même choix, sans hésiter.




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