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La notoriété ne s’exporte pas, elle se construit

  • Photo du rédacteur: Youssef Ziraoui
    Youssef Ziraoui
  • il y a 21 heures
  • 2 min de lecture

Les résultats du Baromètre CAMPUS MAG 2026 des business schools françaises auprès des lycéens marocains sont sans appel : la notoriété ne se décrète pas, elle se construit.


Youssef Ziraoui - Fondateur Campus Mag © El Mehdi Khalid Rouissi
Youssef Ziraoui - Fondateur Campus Mag © El Mehdi Khalid Rouissi

On aurait pu croire que certaines écoles, pourtant extrêmement bien classées en France, s’imposeraient naturellement dans l’esprit des lycéens marocains, recueillant une adhésion massive et quasi automatique. Il n’en est rien.


Ce baromètre met en lumière une réalité simple, mais trop souvent ignorée : la réputation académique ne suffit pas à exister sur un marché. Une école peut briller dans les classements internationaux, afficher des accréditations prestigieuses ou des débouchés solides — si elle n’est pas visible, incarnée et présente localement, elle reste absente de l’esprit des élèves.


L’expérience l’a d’ailleurs montré à plusieurs reprises : une école internationale qui s’installerait au Maroc en pensant arriver en terrain conquis se tromperait lourdement. Le marché marocain est aujourd’hui structuré, exigeant, et de plus en plus compétitif.



Car en face, les établissements locaux ont considérablement monté en gamme. Le Maroc compte désormais plusieurs institutions accréditées AACSB et EQUIS, certaines se distinguant également dans des classements internationaux de référence comme le Financial Times. Autrement dit, la concurrence n’est plus symbolique : elle est réelle, crédible, et de plus en plus visible.


Dans ce contexte, la bataille ne se joue plus uniquement sur la qualité intrinsèque des programmes, mais sur la capacité des écoles à exister concrètement auprès des élèves : présence sur le terrain, participation aux salons, interventions dans les lycées, partenariats, mobilisation des alumni… La notoriété est le fruit d’un travail constant, au contact direct des futurs candidats.


Plus que jamais, elle devient un enjeu stratégique. D’autant que les lignes évoluent rapidement. Y compris dans des environnements historiquement tournés vers l’international, comme les établissements du réseau AEFE ou de l’OSUI, où l’on observe une montée progressive de l’attractivité des écoles présentes au Maroc. Le choix local n’est plus subi : il devient de plus en plus assumé.


Ce baromètre est, pour nous, bien plus qu’un classement. C’est un investissement éditorial, au service d’une ambition claire : mieux comprendre pour mieux orienter. Offrir aux élèves une lecture simple et concrète du paysage, et aux écoles un outil lucide pour piloter leur visibilité.

Car au fond, une vérité demeure : avant d’être choisie, une école doit d’abord être connue.

 
 
 

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