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5 conseils pour construire et solidifier son réseau

  • La rédaction
  • 16 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Créer un réseau professionnel ne se fait pas en un clic. Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas l’apanage des cadres expérimentés ou des entrepreneurs. Pour Noémie Kempf, Brand Strategist diplômée de l’ESCP Business School & créatrice du podcast The Storyline, le réseau constitue un capital stratégique qui se tisse bien avant l’entrée sur le marché du travail.


Noémie Kempf - ESCP Business School Alumni et créatrice du podcast The Storyline
Noémie Kempf - ESCP Business School Alumni et créatrice du podcast The Storyline

« Il y a trois choses qu’il faut distinguer : l’audience, la communauté et le réseau », explique Noémie. L’audience, c’est le public que vous pouvez atteindre, qu’il s’agisse de vos followers sur les réseaux sociaux ou des participants à un événement que vous organisez. La communauté, elle, repose sur un objectif ou un centre d’intérêt commun, fédérant ses membres autour d’une passion partagée, comme les communautés de dirigeants marketing ou celles de médecins optimistes. Le réseau, enfin, est plus intime : « C’est l’ensemble des personnes avec qui on a un lien professionnel. On est au centre, avec ses connexions. Les personnes de son réseau ne sont pas forcément en contact les unes avec les autres, ce n’est pas une communauté. »


  1. S’exposer pour rencontrer


Selon Noémie Kempf, identifier ses centres d’intérêt est la première étape pour construire un réseau solide. « Ce n’est pas nécessaire de savoir exactement quel métier vous voulez faire. L’important, c’est de savoir ce qui vous passionne, pour pouvoir participer à des événements, repérer des experts, prendre contact et créer des liens », détaille-t-elle. Associations étudiantes, projets collectifs, conférences… chaque initiative devient un terrain d’opportunités et permet de tisser des relations qui s'avèrent précieuses plus tard.


Pour les étudiants plus timides, rassure l’experte : « Il n’est jamais trop tard pour rencontrer des gens dans un secteur qui vous intéresse. Vos centres d’intérêt évolueront, votre réseau aussi. » La timidité peut même se contourner grâce aux outils numériques : forums, webinaires, conférences en ligne offrent autant de possibilités de contacts que les rencontres en présentiel.


  1. Comprendre l’exponentielle valeur du temps


Commencer tôt, c’est multiplier le potentiel de son réseau. « C’est un capital qui croît de façon exponentielle. Plus on commence tôt, plus sa valeur augmente rapidement », illustre Noémie Kempf. Et même pour ceux qui s’y prennent plus tard, il n’est jamais trop tard pour développer des connexions significatives. « C’est comme mettre de l’argent de côté : plus vous commencez tôt, plus vous profitez des intérêts composés. »


  1. La qualité plutôt que la quantité


Un réseau immense mais désordonné ne sert pas à grand-chose. « Si vos contacts ne savent pas qui vous êtes ou évoluent dans des secteurs qui ne vous intéressent pas, vous aurez peu d’opportunités », prévient la brand strategist. L’objectif est de construire un noyau de relations solides, engagées et pertinentes, à l’instar du marketing d’influence où l’on privilégie micro et nano-influenceurs plutôt que des audiences massives et superficielles.


  1. Se faire connaître avec authenticité


Être visible est tout aussi crucial que multiplier les contacts. LinkedIn, newsletters, blogs, podcasts ou conférences permettent aujourd’hui de créer un réseau même sans multiplier les rencontres physiques. Et l’experte de souligner : « Un réseau n’est pas seulement composé des personnes que vous rencontrez directement. Il inclut aussi celles qui vous recommandent à leur propre réseau, parce qu’elles connaissent votre expertise ».


La clé, insiste-t-elle, est l’authenticité : « Vous n’avez pas besoin d’être expert pour partager vos découvertes ou vos questionnements. Vous pouvez apprendre aux autres simplement en racontant ce que vous explorez, avec humilité. » Et c’est précisément cette curiosité sincère qui fait la différence, en particulier pour des étudiants ou jeunes diplômés confrontés au syndrome de l’imposteur.


  1. Au-delà du métier : construire son identité professionnelle


Le réseau ne se construit pas autour d’un métier, mais autour d’une individualité, de centres d’intérêt et de thématiques. « Les métiers de demain n’existent peut-être pas encore. Construire son réseau, c’est créer un filet de sécurité composé de personnes qui vous connaissent et vous reconnaissent, pour des sujets, des compétences ou des passions, et non pas pour un poste précis », explique-t-elle. Concrètement, cela peut passer par un engagement associatif, un projet sportif, humanitaire, ou tout simplement un partage réfléchi de ses apprentissages sur les réseaux numériques. L’important est de communiquer ce que l’on fait, et surtout, ce que l’on apprend. « Vous pouvez partager vos expériences, même si elles ne sont pas liées directement à votre futur métier. Cela montre votre curiosité et votre capacité à apprendre », ajoute-t-elle.


Construire un réseau étudiant est donc un investissement sur le long terme, un capital invisible mais déterminant pour l’avenir professionnel. Il repose sur cinq piliers : comprendre la différence entre audience, communauté et réseau, explorer ses centres d’intérêt, commencer tôt, privilégier la qualité des contacts et se faire connaître avec authenticité.

Pour Noémie Kempf, « le réseau n’est pas un truc en one-shot. C’est un filet de sécurité de gens qui vont vous connaître et vous reconnaître ». Pour les jeunes diplômés, c’est une stratégie qui prépare l’avenir avec curiosité, audace et pragmatisme. Et cela, comme elle le rappelle, « ça n’attend pas la fin des études ».


 
 
 

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